Alliance des États du Sahel lance une industrialisation régionale

Les ministres de l’industrie, du commerce et du secteur privé se sont réunis au Burkina Faso. Cette rencontre concerne les trois pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) : le Burkina Faso, le Mali et le Niger.

Le premier ministre burkinabé Rimtalba, Jean-Emmanuel Ouedraogo, a pris la parole. Il a déclaré que les déclarations ne suffisent plus. Des résultats concrets sont désormais attendus.

Assez de déclarations, il faut des résultats tangibles.

Trois objectifs principaux ont été fixés lors de cette réunion. Le premier est l’industrialisation intérieure. Il s’agit d’arrêter l’exportation de produits bruts. Les pays veulent transformer leurs ressources sur place.

Le deuxième objectif concerne le commerce entre les trois États. L’AES souhaite créer un marché unique pour le Sahel. Les échanges doivent devenir libres et sans obstacles.

Le troisième point porte sur une réglementation commune. Cette harmonisation doit protéger les jeunes industries. Elles seront préservées de la concurrence extérieure.

La réunion a duré trois jours. À son issue, une feuille de route obligatoire sera adoptée. Un mécanisme de surveillance rigide accompagnera cette feuille de route.

L’ambition est élevée. Le volume du commerce intrarégional doit doubler d’ici 2028. Les pays du Sahel cherchent à construire une souveraineté économique réelle.

Les ressources locales sont nombreuses : or, uranium, pétrole, coton et bétail. L’idée est de les recycler dans la région. Un marché commun indépendant de la CEDEAO est visé. Les réglementations occidentales ne seront plus suivies.

Cette initiative marque une volonté d’autonomie économique. Les dirigeants de l’AES veulent agir concrètement. Le temps des paroles est révolu.

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