Alfred Zan Bady a débuté par la lutte traditionnelle. Il a été cinq fois champion national. Il a aussi été vice-champion d’Afrique de l’Ouest à trois reprises. En 2015, une compétition télévisée nommée BF1 Muscle d’or l’a orienté vers les sports de force. Il a choisi le powerlifting. Sa passion pour le sport l’a poussé à changer de discipline.
Zan Bady vient de l’ethnie Samo. Il explique que cette communauté apprécie les activités physiques. Les travaux champêtres font partie de leur quotidien. Après avoir dominé la lutte, il a voulu laisser la place aux jeunes. Il s’est donc tourné vers le powerlifting.
Sa première compétition internationale en powerlifting a eu lieu au Mali en 2021. Il a remporté une médaille d’or à l’épreuve Fangatigui. En 2022, il a gagné une nouvelle médaille d’or à la même compétition. Ces succès l’ont surpris lui-même. Il pensait être seulement champion du Burkina Faso. Au Mali, il a découvert qu’il pouvait battre des champions d’autres pays.
En 2024, il est allé en Russie pour une compétition mondiale. Il y a obtenu un titre de champion du monde. En 2025, il a récidivé en Russie. En 2026, il a remporté un troisième titre mondial en Chine. À chaque sortie hors d’Afrique, il a ramené une médaille d’or. Il attribue ces victoires aux prières des Burkinabè, aux ancêtres et à Dieu.
Son record personnel au développé-couché est passé de 175 kg en 2015 à 240 kg aujourd’hui. Il est fier de ce progrès. Il note que le développé-couché est une épreuve difficile, que beaucoup évitent. Il s’y impose pourtant.
Pour se préparer, Zan Bady insiste sur l’hygiène de vie. Il dort suffisamment et s’entraîne à heures fixes. Il évite les boîtes de nuit, l’alcool et la cigarette. Son alimentation est contrôlée. Il ne mange pas comme une personne ordinaire. Ces éléments sont essentiels pour un athlète de haut niveau.
Au Burkina Faso, le powerlifting existait déjà dans les ghettos. Des hommes forts soulevaient des poids artisanaux. Aujourd’hui, des compétitions officielles se développent. Zan Bady se réjouit de cet intérêt croissant. Il souhaite désormais former la relève. Il veut préparer les jeunes athlètes à prendre la suite.






