Aïd al-Adha 2026 en Afrique : foi, crise et insécurité

La fête de l’Aïd al-Adha a rassemblé des millions de fidèles en Afrique en 2026. Du Maroc au Nigeria, les célébrations ont mêlé ferveur religieuse et difficultés économiques.

Au Maroc, le roi Mohammed VI a prié à la mosquée Ahl Fès à Rabat. Le prêche a rappelé le sacrifice et la générosité. Le souverain a accompli le rituel avec les princes héritiers.

En Algérie, le président Abdelmadjid Tebboune a adressé un message de vœux. Il a insisté sur la solidarité nationale et la cohésion face aux défis.

Au Burkina Faso, le capitaine Ibrahim Traoré a rendu hommage aux forces combattantes. Il a appelé à une union sacrée contre les groupes armés. Le chef de l’État a souligné le partage et l’engagement communautaire.

La hausse du prix du bétail a frappé plusieurs pays. En Côte d’Ivoire, l’approvisionnement depuis le Burkina Faso et le Mali a été ralenti. Les commerçants signalent des centaines de têtes bloquées aux frontières. Les prix ont bondi : un mouton à 200 000 francs CFA en 2025 coûte désormais entre 250 000 et 500 000 francs CFA.

Au Nigeria, les prix ont grimpé de 30 % en un an. Les commerçants citent le coût du transport et l’insécurité dans le nord. Les attaques de Boko Haram perturbent les circuits commerciaux. Certains acheteurs renoncent à l’achat du mouton ou au voyage familial.

En Tunisie, la colère des ménages est vive. Un mouton dépasse parfois 2 500 dinars, soit 740 euros. Le salaire médian est de 1 000 dinars. L’inflation, la sécheresse et la spéculation pèsent sur les familles. Beaucoup s’endettent pour maintenir la tradition.

Au Mali, le blocus imposé par un groupe affilié à Al-Qaïda a ralenti l’entrée des marchandises à Bamako. Des camions ont été incendiés. Les marchés comptent moins de moutons et les prix augmentent. Les pénuries de carburant et les coupures d’électricité compliquent les préparatifs.

La crise malienne affecte aussi le Sénégal. Les commerçants ne peuvent plus acheter de bétail au Mali. L’approvisionnement réduit entraîne une hausse des prix. De nombreuses familles craignent de ne pas pouvoir acheter de mouton.

L’Aïd al-Adha 2026 a conservé sa portée spirituelle. Mais l’insécurité, l’inflation et les difficultés d’approvisionnement ont pesé sur les familles africaines.

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