Le festival Afrobeat International a commencé le vendredi 29 mai 2026. L’événement se déroule sur le terrain Miramar de Tampouy, à Ouagadougou. Il dure jusqu’au 31 mai. Le thème choisi est « Level Up ! ».
Les organisateurs veulent mettre en avant les talents artistiques. Ils souhaitent aussi renforcer les échanges culturels. L’objectif est de faire rayonner le Burkina Faso par la culture.
Plusieurs activités sont prévues. Des formations ont débuté le jeudi 28 mai. Il y aura des spectacles, des concerts et des expositions. Un espace pour les enfants est ouvert de 9 heures jusqu’au soir. Une parade artistique est aussi au programme. Des artistes nationaux et internationaux sont présents. On peut citer Mas-B, Francky Degam, DDK, Thaliane, Reman, Smarty et l’Ivoirien Serge Beynaud.
Jean-Marie Nabi, alias Zopito, est le promoteur du festival. Il explique que cette édition marque une progression à plusieurs niveaux.
« La particularité de cette 14ᵉ édition, c’est que nous avons décidé tout simplement d’élever le niveau. Élever le niveau des jeunes qui viennent en formation chez nous, qui sont en incubation auprès des spécialistes qui sont venus d’ailleurs et du Burkina Faso. Élever le niveau en termes organisationnels dans le déploiement logistique que vous avez vu et élever le niveau en termes d’ambition pour faire de la culture la vitrine du Burkina Faso, comme recommandé par nos autorités. »
La venue d’artistes étrangers s’inscrit dans une perspective panafricaine. Pour le promoteur, la culture permet de rapprocher les peuples. Elle améliore aussi l’image du Burkina Faso.
« Pour nous, la culture est un partage et dans le partage, chaque peuple apprend de l’autre. Nous sommes dans une démarche panafricaine qui veut que les peuples étrangers apprennent du Burkina Faso et connaissent nos réalités parce que nous sommes dans une situation qui est parfois décriée dans les médias internationaux. Quand nous faisons venir des artistes internationaux, ces artistes deviennent les porte-voix du Burkina Faso parce qu’ils sont en contact avec la réalité du Burkina Faso. Ils viennent, ils captent des visuels et repartent chez eux avec la vraie réalité. Ce sont des porteurs de messages. Ils sont écoutés à travers le continent et le monde par des millions de jeunes. Je pense que cela permet d’équilibrer l’information et d’équilibrer les points de vue dans le monde. »
Alidou Bélem représentait le ministre de la culture. Il a réaffirmé le soutien de l’État aux événements culturels.
« Au niveau du département ministériel, le ministre a toujours soutenu de telles activités. D’ailleurs, un fonds a été mis en place que nous appelons comité d’examen des requêtes et de subventions pour de telles activités. À chaque fois que les promoteurs viennent, il y a un comité qui apprécie les dossiers et qui mobilise des fonds pour les accompagner. »
Le représentant a invité les acteurs culturels à utiliser les aides disponibles. Il a insisté sur l’importance de la culture pour la nation.
« J’appelle tous ceux qui ont cette capacité de créativité, qui œuvrent dans le domaine de la culture et pour la paix du peuple burkinabè, à déposer leurs dossiers afin que nous puissions voir dans quelle mesure nous pouvons les accompagner car une nation sans culture est vouée à disparaître. Tout ce que nous faisons au niveau du ministère vise à faire en sorte que cette culture soit transmise de génération en génération, qu’elle soit héritée et que les enfants ne l’oublient pas. »
La Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso soutient aussi le festival. Rock Donatien Nagalo représentait le président Roland Achille Sow. Il a souligné la contribution du secteur culturel à l’économie nationale. Selon lui, soutenir la culture aide à faire connaître le savoir-faire burkinabè à l’étranger.
« Aujourd’hui, l’industrie culturelle devient une réalité parce qu’elle peut contribuer d’une façon ou d’une autre à consolider notre économie et à améliorer les conditions de vie des promoteurs. Nous pensons que c’est une activité que nous pouvons encourager et permettre à ce que le label burkinabè, en termes d’artistes et de culture, soit connu à travers le monde. »
Dans le contexte actuel du Burkina Faso, il a plaidé pour une culture ancrée dans les réalités nationales. L’accès au site coûte 1 000 FCFA.






