Afrique : former les cadres pour une souveraineté numérique

La souveraineté numérique de l’Afrique passe par la formation des jeunes cadres. Des experts estiment que cette condition est essentielle pour réduire la dépendance technologique. La diversification des partenariats constitue un autre levier important.

Mme Sogoba Jacqueline Konaté est enseignante-chercheuse en informatique. Elle dirige le Centre d’intelligence artificielle et de robotique du Mali. Selon elle, un manque de personnel qualifié maintient le continent dans une situation de dépendance. Les solutions locales ne peuvent émerger sans compétences solides. Il faut donc former des individus capables de produire eux-mêmes.

Dans un contexte où l’on n’a pas suffisamment de gens formés, on sera toujours dans la dépendance. Puisqu’on ne produit pas les solutions, nous devons former des gens pour qu’ils puissent apprendre à produire avec un partenariat gagnant-gagnant. Avec des gens qui sont réellement pour notre autonomie, pour notre indépendance, nous pouvons entreprendre une telle démarche.

Cette position reflète une réalité observée dans plusieurs secteurs technologiques africains. La formation doit être menée à plusieurs niveaux. Elle doit aussi s’appuyer sur des collaborations équitables. Les partenaires doivent véritablement soutenir l’autonomie du continent.

Le numéro de Pouls aborde également le parcours de Sylvain Zongo. Cet homme est un pionnier de l’Internet au Burkina Faso. Son expérience illustre les efforts individuels pour bâtir une infrastructure numérique locale.

L’émission complète est disponible en ligne. Elle propose une analyse approfondie des enjeux de souveraineté numérique. Les auditeurs peuvent l’écouter sur le site ou via le lecteur intégré.

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