Afrique du Sud : violences xénophobes, dirigeants cherchent des solutions

L’Afrique du Sud subit des vagues de violences xénophobes depuis plusieurs années. Des mouvements nationalistes, relayés par les réseaux sociaux, accusent les étrangers d’être responsables de la criminalité. Ils pointent aussi la dégradation des services publics dans un contexte de pauvreté et de chômage. Depuis fin mars 2026, le pays connaît un nouveau cycle de violences. Des personnes, des commerces et des biens ont été saccagés et brûlés. Plusieurs États africains organisent le rapatriement de leurs ressortissants. Les dirigeants sud-africains cherchent une parade à cette spirale de violences. Des groupes hostiles à l’immigration ont fixé un ultimatum au 30 juin 2026. Ils exigent que les étrangers en situation irrégulière quittent le pays.

L’hospitalité de la nation arc-en-ciel est loin d’être exemplaire. Les vagues de violences xénophobes de 2008, 2015, 2021 et 2026 contrastent avec l’idéal panafricain. Selon C News, 62 étrangers ont été tués en 2008 et des milliers déplacés. Depuis fin mars, l’actualité est plombée par ces violences. De nombreux dégâts humains et matériels sont enregistrés. Cela oblige des pays africains à organiser des rapatriements. D’autres Africains pleurent le sort de leurs proches dans ce pays.

Les migrants en situation irrégulière sont accusés d’aggraver le chômage. Le taux de chômage en Afrique du Sud dépasse 32 %. Ils exerceraient une pression supplémentaire sur les services publics. Selon africanews, il n’existe pas de statistiques officielles sur le nombre de migrants irréguliers. Les estimations varient entre 2 et 5 millions de personnes pour une population totale d’environ 62 millions d’habitants. L’Afrique du Sud est la première puissance économique d’Afrique australe. Elle reste une destination privilégiée pour les migrants du Zimbabwe, du Mozambique, du Lesotho, du Nigeria, du Ghana, du Malawi et de l’Éthiopie.

Plusieurs gouvernements africains ont affirmé que leurs ressortissants avaient été victimes de menaces ou d’agressions. Le Ghana a rapatrié près de 300 citoyens le mois dernier. Le Mozambique a rapporté la mort de cinq ressortissants lors d’attaques à Mossel Bay. Depuis 2024, le gouvernement de coalition sud-africaine a placé la question migratoire parmi ses priorités. Il a expulsé plus de 100 000 personnes en situation irrégulière au cours des deux dernières années. Plusieurs groupes hostiles à l’immigration réclament des discussions avec le gouvernement.

Dans une allocution le dimanche 7 juin 2026, le président Cyril Ramaphosa a promis des mesures. Il estime que les questions soulevées par les Sud-Africains sont difficiles mais légitimes. Elles méritent d’être entendues et prises en compte. Le président a mis en garde contre toute tentative de se substituer aux forces de l’ordre. Les autorités ne toléreront aucune initiative de justice populaire. Il faut éviter ces fureurs qui s’exercent sur les personnes et leurs biens.

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