Le 11 juin 2026, au stade Aztèque de Mexico City, l’Afrique du Sud a affronté le Mexique. Ce match ouvrait la première Coupe du Monde à 48 équipes. Les deux sélections n’ont pas réussi à marquer. Le score final est resté vierge : 0-0.
Le Mexique jouait à domicile et partait favori. Pourtant, la défense sud-africaine a tenu bon. Le sélectionneur Hugo Broos a organisé ses joueurs en bloc compact. Les Bafana Bafana ont récupéré le ballon rapidement. Ils ne se sont découverts que lorsque des espaces apparaissaient.
À la 63e minute, Bongani Zungu a touché le poteau mexicain. L’Afrique du Sud a contre-attaqué avec vigueur. Le Mexique, de son côté, a peiné à trouver des solutions. Les locaux ont semblé brouillons dans leur jeu.
Percy Tau, le capitaine sud-africain, a dirigé le jeu au milieu de terrain. À 30 ans, il vit l’apogée de sa carrière internationale. Autour de lui, une génération de joueurs a grandi après les déceptions passées. Cette équipe joue désormais sans complexe.
Seize ans plus tôt, en 2010, l’Afrique du Sud avait accueilli la Coupe du Monde. C’était la première fois que le continent africain organisait ce tournoi. Les vuvuzelas avaient alors résonné dans le monde entier. En 2026, les Bafana Bafana sont venus défier leurs adversaires sur leur propre sol.
Ce match nul face au Mexique dans un stade mythique représente une performance solide. Broos a construit une équipe qui défend en groupe et récupère vite. Les Sud-Africains ont montré qu’ils peuvent viser les huitièmes de finale. Leur jeu ne se contente pas de participer.
Ce 0-0 face au Mexique à Mexico City est l’un des symboles les plus forts de ce tournoi : seize ans après la première Coupe du Monde africaine, les Bafana Bafana sont là pour jouer — pas pour témoigner.
La différence entre 2010 et 2026 est nette. L’Afrique du Sud n’est plus seulement un hôte. Elle vient désormais pour rivaliser sur le terrain. Ce match nul en est une preuve concrète.





