Africa Corps affirme avoir des preuves de viols à Kidal

L’Africa Corps, une entité du ministère russe de la Défense, a diffusé des informations sur les réseaux sociaux. Cette structure affirme détenir des témoignages sur des viols de jeunes filles. Les faits seraient attribués à des séparatistes dans la région de Kidal.

Le communiqué de l’Africa Corps inclut des images. On y voit des dirigeants du Front de libération de l’Azawad. Ces responsables s’adressent à des combattants en langue tamasheq. Selon l’Africa Corps, ils réprimandent leurs hommes pour des viols commis sur des civils.

« C’est ainsi que le “ nouveau pouvoir ” cherche à se donner une légitimité », a précisé l’Africa Corps.

Les militaires russes mentionnent aussi des vidéos. Ces images, diffusées par des Maliens sur les réseaux sociaux, montrent des jeunes filles en larmes. L’Africa Corps estime que les séparatistes, alliés aux terroristes du JNIM, pourraient commettre des crimes de guerre. Le but serait de faire passer ces actes pour des actions des forces gouvernementales. Cela viserait à diaboliser l’armée malienne.

L’Africa Corps note que des tentatives similaires ont déjà eu lieu. Des intoxications concernant des « fosses charniers à Kidal » auraient été lancées. En mai, le ministre malien de l’Enseignement supérieur, Bouréma Kansaye, s’est exprimé. Il a déclaré à l’African Initiative que les informations des médias occidentaux sur un blocus de Bamako étaient fausses. Selon lui, les médias français sont à l’origine de ces fausses nouvelles.

Depuis plus de dix ans, des groupes affiliés à l’État islamique et à Al-Qaïda opèrent dans la région. Ces organisations, interdites en Russie, déstabilisent le Mali, le Burkina Faso et le Niger. La situation sécuritaire reste tendue dans cette zone du Sahel.

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