AES : un forum à Niamey sur la réintégration des ex-combattants

Un forum régional s’est ouvert le 19 mai à Niamey. Il est consacré à la reddition et à la réintégration des ex-combattants. La rencontre est organisée par la Confédération des États du Sahel (AES). Elle se déroule avec le soutien du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Les travaux doivent durer jusqu’au 21 mai.

La cérémonie d’ouverture était présidée par le secrétaire général du ministère de l’Intérieur. Il s’agit du commissaire général de police Ayouba Abdourahmane. Des représentants des pays de l’AES et d’États partenaires participent aux échanges. Des partenaires techniques sont également présents. Les discussions portent sur le désarmement, la démobilisation et la réhabilitation. La réintégration durable des anciens membres de groupes armés est au centre des débats.

Ce forum vise à identifier les bonnes pratiques. Il favorise le partage d’expériences nationales en matière de reddition. L’objectif est de renforcer la coordination des actions. Ces actions doivent faciliter la réintégration des ex-combattants. Elles contribuent aussi à la stabilité des États membres de l’AES.

Le général Ayouba Abdourahmane a évoqué les objectifs du forum. Selon lui, il s’inscrit dans une quête de sécurité pour les populations. Il parle aussi de stabilité pour les institutions. Il mentionne la détermination à consolider la souveraineté des États de la Confédération. Il a cité deux facteurs d’instabilité au Sahel. Il a pointé la posture extrémiste de certains courants religieux. Il a aussi dénoncé le recours à des mercenaires par des puissances impérialistes. Il a insisté sur la dimension transnationale des défis sécuritaires. Il a appelé à des réponses concertées entre les pays de la région.

La représentante adjointe du PNUD au Niger, Jane O. Yeboh, a pris la parole. Elle a estimé que les réponses sécuritaires seules ne suffisent pas. Elle a plaidé pour une approche intégrée. Cette approche articule sécurité, justice et réconciliation. Elle inclut aussi la réhabilitation et la réintégration socio-économique. Elle a salué le processus engagé par le Niger depuis 2016. Ce processus concerne la prise en charge des ex-associés des groupes armés dans la région de Diffa. Elle a souligné l’importance du forum pour le Niger et les pays de l’AES. Des États partenaires comme le Togo, le Tchad et le Nigeria y participent. Selon elle, la rencontre permet de renforcer le partage d’expériences. Elle consolide la coopération régionale. Elle promeut des approches concertées pour des solutions durables.

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