Ibrahim Traoré, président du Burkina Faso, a prononcé un discours pour marquer les deux années de la Confédération des États du Sahel (AES).
Le chef de l’État burkinabè a qualifié cet anniversaire de symbole d’espoir pour une renaissance africaine.
L’AES est née le 6 juillet 2024, issue de l’Alliance des États du Sahel créée en septembre 2023.
Cette union regroupe le Burkina Faso, le Mali et le Niger.
Traoré a relié cet espoir aux luttes d’indépendance des années 1960.
Il a évoqué les pères fondateurs qui rêvaient d’une souveraineté pleine.
Cette souveraineté a été longtemps différée par des décennies de tutelle économique et politique.
Dans son allocution, le président a salué la mémoire des combattants tombés au front.
Il a décrit une naissance forgée dans l’adversité, face aux menaces terroristes.
Il a aussi mentionné les manœuvres de déstabilisation extérieure et les visées impérialistes.
Traoré a dénoncé une guerre économique et médiatique inédite.
Selon lui, cette guerre vise à fragiliser l’édifice de l’AES.
Il a parlé de tentative d’« assassiner l’esprit fédérateur » des trois nations.
« Bien plus qu’un anniversaire institutionnel »
Le dirigeant burkinabè a rappelé que ce mode opératoire est déjà éprouvé sur le continent.
Il a réaffirmé que l’alliance ne cible aucun peuple en particulier.
L’AES relève d’un choix souverain assumé pour un monde plus juste.
Sur le bilan, Traoré s’est félicité des avancées de la feuille de route initiale.
Ces avancées concernent la coordination militaire, diplomatique et administrative.
Il a évoqué la poursuite du dialogue avec la CEDEAO.
L’objectif est de bâtir un nouveau cadre respectueux des souverainetés.
Il souhaite préserver les acquis utiles à l’intégration régionale.
Parmi ces acquis figure la libre circulation des personnes et des biens.
Pour l’an II de l’AES, Ibrahim Traoré a appelé les populations sahéliennes à s’engager.
Il a insisté sur l’autodéfense collective, la souveraineté énergétique et alimentaire.
Il a aussi mis l’accent sur l’industrialisation locale des ressources.
Ce message a été signé à Ouagadougou.
L’AES envoie un signal clair pour sa troisième année.
L’union sera l’arme, la souveraineté l’objectif.






