Le Service Pastoral pour la Formation et l’Accompagnement des Responsables (SEPAFAR) a organisé une rencontre sur les accusations de sorcellerie. L’événement s’est tenu le 17 mai 2026 dans la chapelle de Bethléem à Ouagadougou. Les participants ont examiné les lois et les attitudes chrétiennes face à ce phénomène.
L’abbé Hermann Ouindlassida Ouédraogo, docteur en droit pénal, a animé la conférence. Il a souligné la nécessité de protéger la dignité humaine. Il a invité les chrétiens à suivre l’exemple du Christ, qui accueille et guérit. Dans de nombreuses communautés africaines, la sorcellerie reste entourée de mystère et de peur. Elle provoque des drames humains, surtout pour les femmes âgées accusées sans preuve.
La rencontre, modérée par le journaliste Pascal Koama, a réuni des responsables pastoraux et des fidèles. L’abbé Ouédraogo a expliqué la difficulté de définir la sorcellerie. Il a noté que chacun en a une définition différente. Dans l’imaginaire collectif, elle renvoie à des pratiques secrètes et inexplicables.
Les conséquences des accusations sont bien réelles. Au Burkina Faso, des personnes sont exclues de leur famille et de leur communauté. Les femmes âgées sont les principales victimes. Certaines trouvent refuge dans des centres d’accueil, vivant dans des conditions précaires.
L’abbé Ouédraogo a rappelé que les chrétiens ne doivent pas s’associer à des accusations sans preuve. Il a cité le Christ comme modèle d’accueil et de guérison. Sur le plan juridique, l’accusation de sorcellerie peut être une infraction. Elle porte atteinte à l’honneur et aux droits fondamentaux. Le droit protège les citoyens contre ces atteintes.
Les échanges ont montré un vif intérêt pour le sujet. La majorité des participants croit en l’existence de la sorcellerie. Deux personnes ont déclaré ne pas y croire. Malgré les différences, un consensus s’est dégagé : nul ne doit être stigmatisé sur la base de simples soupçons.
L’abbé Ouédraogo a reconnu que le sujet est vaste et mystérieux. Il a insisté sur l’importance d’accueillir les personnes accusées et bannies. Les participants ont été invités à sensibiliser leurs communautés. La rencontre s’est achevée par une messe eucharistique.






