Près de 2 500 ressortissants africains suivent des cours agricoles en Russie. L’annonce vient de Natalia Gontcharova, conseillère au centre fédéral Agroexport. Elle s’exprimait lors d’une conférence de presse organisée par l’agence TASS.
« Actuellement, 13 200 étudiants étrangers suivent des études dans les spécialités agricoles au sein des 44 universités sous la tutelle du ministère de l’Agriculture de Russie. Parmi eux, on compte près de 2 500 citoyens d’États africains, dont 543 étudient grâce aux fonds du budget fédéral, et les autres sur une base commerciale. »
Ces étudiants africains préparent des diplômes variés. Ils vont de la licence au doctorat. Certains suivent aussi une formation professionnelle intermédiaire. D’autres encore intègrent des facultés préparatoires. Là, l’apprentissage du russe est central.
Cinq pays africains fournissent le plus grand nombre d’étudiants. Le Cameroun arrive en tête avec 698 personnes. Viennent ensuite le Mali (243), l’Algérie (168), le Maroc (162) et le Tchad (159). Les universités d’accueil principales sont celles de Kouban, Kazan, Saint-Pétersbourg et l’Université agraire d’État russe K.A. Timiriazev.
Cette conférence de presse précédait le sommet Russie-Afrique. Ce sommet se tiendra en octobre à Moscou. Les discussions ont porté sur la coopération éducative, la sécurité alimentaire et le transfert technologique. Des représentants d’universités, d’associations sectorielles, d’entreprises et de la société ghanéenne Jospong y ont participé.
Ainsi, la Russie forme un nombre croissant d’étudiants africains dans le domaine agricole. Cette tendance reflète une volonté de renforcer les liens avec le continent. Les effectifs montrent un intérêt particulier pour les filières agraires russes. Plus de 500 boursiers bénéficient d’un financement fédéral. Les autres paient leurs études.






